Site Officiel de Thierry Lincou, "Le Patron"

JANVIER 2007

CÉLINE, THIERRY et JADE
par Daniel Lincou

Il était une fois, deux jeunes collégiens.
Sous le climat serein de notre petite île,
Ils menaient une vie insouciante et tranquille.
Et chacun grandissait dans l’affection des siens.

Quand la cloche sonnait, ils ne s’attardaient pas.
Et pendant que Céline faisait des entrechats,
Thierry défiait son frère et ses amis
Sur le terrain de squash et sur le tatami.

Ils grandirent heureux, eurent une belle enfance,
Une vie bien réglée, pas tellement stressante.
Au milieu de leurs frères. (il n’y avait pas de sœur)
Mais pour eux l’avenir était déjà ailleurs.

Les tourtereaux devinrent des pigeons voyageurs.

Apres avoir quitté le cocon familial,
Chacun de son coté, connut un choc brutal.
Métro, bus RER les yeux sur le réveil,
Toujours prêts à partir, le sac en bandoulière.

Dans le crachin humide de la vie parisienne,
Chacun menait sa vie, chacun avait la sienne.
Thierry empruntait les voies aléatoires
Des chemins tortueux qui mènent à la gloire.

Céline, studieuse, se faisait des diplômes
De comptabilité à la fac de Paris.
Pendant qu’il apprenait à devenir un homme
A l’ l.N.S.E.P. avant d’être un sportif accompli.

Chaque fois qu’ils pouvaient, c'est-à-dire pas souvent,
Ils revenaient sur l’île, auprès de leurs parents,
Et de tous leurs amis faire la provision
De mer et de ciel bleu, d’amour et d’affection.
Le temps passa, ils firent ensemble, longue route,
Avec des sacrifices, des d’efforts, on s’en doute,
Thierry, sur la planète, engrangeait des victoires,
Parfois des déceptions, c’est la vie, il faut croire !

Au milieu des étapes jalonnant son chemin,
Le port d’attache était rue du fer à moulin,
Où il revenait toujours glorieux ou meurtri
Dans ce havre de paix au milieu de Paris.

Un beau jour de Septembre de l’an deux mille trois,
Ils durent ajouter un berceau dans leur nid.
Ils y mirent un bébé qui donnait de la voix.
Et qui, d’un coup donna plus de sens à leurs vies.

Il était déjà temps de penser aux cadeaux,
Le papa s’efforça d’en faire un très beau :
Avec le titre de numéro un mondial,
Qui récompensait bien des années de travail.

Jade aujourd’hui, grandit au pays de Mireille,
Elle chantera gaiement, d’ici quelques années,
Baster ou Ziskakan ou petit’ fleur fanée,
Avec l’accent qu’on prend du coté de Marseille.

Céline et Thierry, devant nous tous s’unissent.
Souhaitons leur bonne route ! Que leurs vœux s’accomplissent.
28 décembre 06
  
Sports

Thierry Lincou : “Redevenir numéro 1”

Thierry Lincou, numéro 3 mondial, est pour la première fois depuis bien longtemps en vacances à la Réunion. L’occasion de dresser un bilan sur la saison écoulée et d’évoquer ses objectifs pour l’année 2007.


Il y avait plus d’un an qu’il n’avait pas remis les pieds à la Réunion pour prendre des vacances. Toujours entre deux tournois au Pakistan ou en Australie ou entre deux avions pour Londres ou pour Le Caire, Thierry Lincou n’avait pourtant pas oublié le “goût de l’île”. Débarqué la semaine dernière pour passer les fêtes en famille, le champion saint-pierrois peut, pour la première fois depuis bien longtemps, prendre le temps de souffler avant d’attaquer une année 2007 pleine d’ambitions. L’occasion de faire le point sur une saison riche, marquée par quatre victoires en tournois et une demi-finale de championnat du monde. Le numéro 3 mondial revient aussi sur l’éclosion de Christophe Gaultier, son compagnon d’entraînement qui devrait bientôt lui ravir sa place de numéro 1 Français.

Depuis combien de temps n’étiez-vous pas revenu sur l’île ?

Thierry Lincou : “Ça faisait plus d’un an et demi que je n’avais pas passé de vacances ici. J’étais simplement venu disputer un tournoi d’exhibition il y a déjà plusieurs mois. Mais mon calendrier était tellement chargé, entre les tournois et les phases de préparation, que je n’avais pas pu revenir pour Noël et même en juin comme j’ai l’habitude de le faire. Ça fait du bien d’être de retour, de retrouver le goût de l’île...

Quel bilan dressez-vous de cette saison 2006 qui s’achève ?

Globalement je suis vraiment satisfait... J’ai su rebondir après une fin d’année 2005 et un début de saison très difficile où j’ai éprouvé une lassitude physique et mentale pour la première fois de ma carrière. J’étais alors numéro 5 mondial et j’avais vraiment du mal à tenir la cadence et les exigences des compétitions internationales. Et puis peu à peu je suis revenu à mon meilleur niveau en réalisant plusieurs belles performances. J’ai ainsi remporté quatre tournois (N.D.L.R. : Londres en février, Liverpool en mai, Sheffield en août et l’Open du Pakistan en novembre) et j’ai également disputé une demi-finale lors des championnats du monde. Cela m’a permis de repasser numéro 3 mondial.

Justement, n’est-il pas difficile de se contenter d’une place de numéro 3 mondial après avoir longuement occupé le fauteuil de numéro 1 ?

C’est vrai que j’ai vraiment envie de retrouver cette place. J’y pense beaucoup. Il faut être régulier tout au long d’une saison, c’est un aboutissement. J’y crois, d’autant plus que les deux joueurs qui me précèdent au classement sont prenables. J’ai d’ailleurs battu quatre fois l’Australien Palmer (N°2) cette saison. Mais pour l’instant c’est vrai que l’Égyptien Shabana mérite cette place. C’est un vrai magicien de la raquette...

Comment avez-vous vécu l’éclosion de Christophe Gaultier, votre partenaire d’entraînement, qui pourrait bientôt devenir numéro 1 Français ?

Pour être honnête ça me fait un peu bizarre. Christophe est depuis longtemps dans mon sillage. C’est un ami même si c’est vrai qu’en compétition il n’y a que la victoire qui compte. Mais je suis également fier de lui avoir apporté certaines choses. Il a réalisé de superbes résultats cette saison, c’est mérité.

Que peut-on vous souhaiter pour 2007 ?

Des succès ! J’espère redevenir numéro 1 mondial mais aussi remporter le championnat du monde. Ce sont deux défis totalement différents et j’espère en réaliser au moins un des deux. Il me reste deux ou trois saisons à jouer au plus haut niveau, je compte bien en profiter...

Songez-vous déjà à votre reconversion ?

Pour l’instant je n’y pense pas vraiment même si c’est vrai que j’ai déjà deux ou trois idées qui me trottent dans la tête. Par exemple, un poste d’entraîneur national ne me déplairait pas. J’ai également le projet d’organiser un Open de France dans un lieu magique à l’image de celui d’Égypte (N.D.L.R. : au pied des pyramides). Pourquoi pas sous la Tour Eiffel, ce serait génial... Ce qui est sûr c’est qu’une fois ma carrière terminée je contribuerai au développement du squash et notamment à la Réunion...”

Propos recueillis par Florent Turpin

Article mis en ligne le 27 décembre 2006 - 09h29
 

AOÛT 2006

31 août 06


LE PATRON SE MARIE - 22 Juillet 06

Une chaleur torride.... Une mariée superbe et rayonnante... Un marié impeccable en gilet , chemise et veste en soie sauvage, au chaud le Patron.... La famille, les amis de tous bords, pays, continents, même.... Une cérémonie à la Mairie toute simple.... Un repas de rêve au Sofitel du Vieux Port... Une vue époustouflante... Quelques discours plein d'émotions... Quelques chansons "de là-bas"... Daniel Lincou qui "pense".. Paul Sciberras et Franck Carlino, les deux entraîneurs de Thierry en grande discussion.... Jade Lincou en Lapin Duracell... Une fin de soirée dans la piscine du Set....

Et le grand bonheur, tout simple, de voir deux êtres s'aimer, se le dire, se le promettre, et sourire.... Tout simplement.

Le Patron a épousé Céline.
[LINCOU2/FR/MARIAGE/photogallery/photo00027118/real.htm]

PHOTOS PAR LA FAMILLE SORIA, NADINE LACROIX, SERGE
 
02-Avril-2006:                  En Anglais
 
LE PATRON
A 30 ANS…


Ça devait bien lui arriver un jour…

Je l’ai vu n’osant même pas regarder vers le soleil.

Je l’ai vu arracher sa première couronne aux Super Series.

J’ai tremblé devant un tableau d’affichage pour pleurer de bonheur quand il est devenu Champion du Monde.

Je l’ai vu dominer le Monde du Squash pendant douze mois.

Je l’ai vu douter.

Je l’ai vu tomber.

Je l’ai vu se relever.

Et briller encore.

Monsieur Lincou est entré dans la légende. La légende de ceux qui ont ouvert le chemin en grand pour que les autres s’y engouffrent.

Il y aura d’autres Champions.

D’autres Français en haut de l’affiche.

Mais lui, il restera à jamais le Premier.

Il n’a plus rien à prouver.

Il est.



Bon anniversaire Thierry.

                  Framboise



2 février 06

Franck Couégnat nous a envoyé le scan de l'article, et le papa de Ludi et de Gaby De Lavison nous a indiqué le site du Midi Libre...

Entre les deux, nous avons tout ce qu'il nous faut....
 

Édition du 02 Février 2006

Surdoué du squash, Thierry Lincou s’est construit sur deux cultures...

PORTRAIT : Il est parvenu là où aucun joueur français de squash ne s’était jamais hissé: au rang de numéro un mondial. Et a réussi l’exploit d’y rester une année complète, de janvier à décembre2005.

A 29 ans, Thierry Lincou possède une incroyable collection de titres nationaux et mondiaux. Aujourd’hui redescendu à la 5e place après une élimination en quart de finale des derniers championnats du monde, le leader d’une génération tricolore surdouée veut retrouver sa place de numéro un.La reconquête débutera avec des championnats de France relevés, la semaine prochaine, à Nîmes.

« Il y a quinze ans, j'ai écrit en rouge sur mon ordinateur : Thierry sera champion du monde en 2002. » Paul Sciberras est un entraîneur précurseur, un biomécanicien, pas un sorcier.

Le coach lodévois, qui venait de prendre en main le jeune Lincou, ne s'est pourtant trompé que de quelques mois. C'est qu'il l'a vite cerné, l'ado de Saint-Pierre de la Réunion. Un peu de nonchalance insulaire dans les veines, certes. Mais aussi un vrai talent, des qualités génétiques de vitesse, un sens aigu de l'adaptation et de la générosité à revendre.

Côté tête, une maman chinoise lui a inculqué « l'envie de toujours gagner, de repousser ses limites ». Côté court, le futur surdoué de la raquette a mordu à l'hameçon du squash dès l'âge de huit ans sur le premier terrain que son père, éducateur spécialisé pour enfants en difficulté, a fait construire sur l'île. Un papa, audois d'origine, fils de paysan, qui lui a aussi transmis « le sens du travail et l'amour du sport »

Le jeune Lincou, que la culture bicéphale et les racines ramènent deux fois par an en terre chaurienne, en a profité. « C'est un plaisir de retourner dans l'Aude. J'y ai mes grands-parents, des tantes, oncles, cousins... et beaucoup de souvenirs de vacances, enfant. Je m'y ressource. Mon équilibre, c'est à la fois ici et à La Réunion. Le mariage des deux cultures est très enrichissant. »

Un équilibre qui l'a aidé à se construire et à toucher le Graal. Rigoureux, opiniâtre et perfectionniste sur un court, fidèle, réservé, attaché à sa famille et les pieds sur terre en dehors, Thierry Lincou, qui aurait pu être surfeur, joueur de rugby ou judoka, n'a rien inventé. Il s'est appuyé sur des valeurs que ses deux entraîneurs ont su exploiter et conjuguer avec ses qualités naturelles, faisant du champion de France benjamin 1988 le "number one" du squash mondial.

Dans le cercle fermé des numéros uns, Thierry Lincou est d'ailleurs une exception. Là où tous les champions ont lâché les études depuis belle lurette, lui a prouvé qu'on pouvait concilier les deux, enchaînant les diplômes avec mention, du BTS "action co" à la maîtrise Staps en passant par les brevets d'État d'éducateur. Avec, en préparation, un mastère en management du sport, à l'université de Marseille... Les pieds sur terre et des chevilles que son statut n'a pas fait enfler, vous assure-t-on. « Je sais qu'une carrière est courte... »

Et donc, qu'à 29 ans, il doit profiter des quelques années qu'il lui reste au plus haut niveau. « Dans le fond, je suis assez zen mais cette envie de gagner ne me quitte pas. Aujourd'hui, j'ai un titre à reconquérir. Les autres ne sont pas si loin que ça. Ça me fait du bien de redescendre un peu et de reprendre mon souffle. J'ai encore faim de victoires et d'émotions fortes. »

Fraîchement intronisé Chevalier dans la Grande confrérie du cassoulet de Castelnaudary, Thierry Lincou n'en a pas fini avec la défense du lingot. Surtout avec le lingot d'or de numéro un mondial, auquel il a goûté pendant un an et dont il aimerait retrouver au plus tôt la saveur.

Patrice ESPINASSE



















Lincou: "Je n'ai pas tout gagné"

21/11/2005
Propos recueillis par REMI DUCHEMIN
De Sports.fr


Depuis décembre 2004, le numéro un mondial de squash est français. Thierry Lincou, né à la Réunion, est d'ailleurs le premier joueur non issu de l'ex-empire britannique à accéder à ce rang.

A partir du 28 novembre, il défendra à Hongkong son titre de champion du monde acquis l'an dernier, avec la volonté de se maintenir au sommet de la hiérarchie mondiale. En attendant, Thierry Lincou, bientôt trente ans, évoque sa vie au sommet d'un sport encore largement confidentiel en France.
 


Vous vous apprêtez à défendre votre titre de champion du monde conquis l'année dernière. Comment vous sentez-vous ?
Je me sens bien. Cela fait un moment que je n'ai plus fait de compétition, donc j'ai une certaine fraîcheur. Et puis j'ai envie de rester numéro un mondial, donc je dois gagner pour ne pas perdre mes points acquis l'an passé. Mais je sais que ça va être difficile. Les dix premiers du classement mondial sont tous très proches. Au premier tour, je prends un Egyptien redoutable, Wael El Hindi, toujours surprenant. Et ensuite, si on se qualifie tous les deux, je rencontrerai Grégory Gauthier.

Justement, votre jeune compatriote vient d'entrer dans les dix premiers joueurs mondiaux. Est-ce que vous commencez à le craindre et, plus généralement, tous les Français sur le circuit ?
Avec Grégory, on se connaît bien, on s'entraîne souvent ensemble, donc je m'attends forcément à une rencontre difficile. Il a un gros potentiel. En plus contre moi, il n'a rien à perdre, et comme il n'a peur de rien, il va tout donner. Je vais essayer de gérer ce match comme si j'affrontais n'importe quel autre adversaire, pour lui montrer que je reste le plus fort. Il est promis à un bel avenir, mais tout reste à faire. Les autres Français sont encore un peu en-dessous, mais le niveau commence à évoluer. L'équipe de France est très performante, comme le prouve notre titre de vice-champions du monde obtenu en 2003, même si cela avait été un sacré exploit.
 
"Je me suis tout de suite éclaté"

Quelles répercussions vos bons résultats ont-ils en France, au niveau de votre notoriété, et au niveau de votre sport ?
On commence à me reconnaître dans la rue, ça me fait plaisir. Pas à Paris, mais à Marseille, par exemple, et à la Réunion, mon île d'origine, où tout le monde me connaît. En fait, j'essaie d'être une sorte d'ambassadeur pour mon sport en France, pour dynamiser les choses. Actuellement, on manque encore de structures, mais le nombre de licenciés augmente, et il y a des projets. Ainsi, le premier Open de France devrait avoir lieu en septembre, avec les meilleurs joueurs du monde. Une chose est sûre, je suis fier de ce que j'ai fait pour ce sport en France depuis deux ans.

Est-il possible de vivre correctement du squash en France ?
Oui, on peut s'en sortir avec la somme de tous les revenus. Un tiers de ce que je gagne vient de mes gains sur le circuit. Le reste est partagé entre les sponsors d'une part, et les clubs et la fédération d'autre part. On peut donc vivre correctement, à condition d'être dans les 20 premiers au classement mondial. Mais c'est vrai que le squash ne génère pas beaucoup d'argent. C'est d'ailleurs pour cela que notre sport n'est pas touché par le dopage. Et heureusement, car quand je vois ce qui se passe dans d'autres sports, je suis dégoûté.

Plus jeune, à la Réunion, vous pratiquiez le cyclisme, le surf et autres sports de glisse. Pourquoi avoir finalement choisi de vous consacrer au squash ?
D'abord, parce que j'habitais à 50 mètres de la salle. Ensuite, parce que je me suis éclaté tout de suite, je passais des heures sur le court sans m'en rendre compte. Mes parents se sont vite rendus compte que j'étais capable de faire des performances, puisque j'étais troisième mondial chez les juniors, mais ils préféraient que je privilégie les études. A la fin de mon BTS de Commerce, j'avais le choix entre Sup de Co et le squash. Je venais de franchir la barre des 50 premiers mondiaux, j'ai donc choisi le squash.
  
"J'essaie encore de m'améliorer"

Comment expliquez-vous votre réussite, dans un sport traditionnellement pratiqué dans les pays de l'ex-empire britannique ?
Ma force, c'est d'être polyvalent et complet dans le jeu. Du coup, je m'adapte facilement à chaque adversaire, et j'arrive à trouver la solution. Surtout, il y a trois ans, j'ai entrepris un travail psychologique pour être moins réservé sur le court. Aujourd'hui, j'arrive à me dépasser et à être plus déterminé face à certains joueurs.

Comment vos adversaires, qui sont donc pour la plupart issus des ex-colonies britanniques, ont-ils réagi à votre accession à la place de numéro un mondial ?
C'est vrai que je suis le premier joueur qui ne vient pas de ces pays à être champion du monde et numéro un mondial. Cela rajoute encore plus de piment à ma réussite, surtout qu'aucun joueur anglais n'a encore été champion du monde. Ils essaient depuis deux siècles, alors que nous, depuis trente ans seulement (rires). En fait, les joueurs m'ont bien accueilli. Ça faisait un moment qu'ils me connaissaient, et le squash est un sport où l'esprit de camaraderie règne. Il y en a qui n'ont pas très bien réagi, ce sont les journalistes de ces pays-là. Mais je crois qu'ils commencent à s'y faire.

Quand on a tout gagné, comme vous, comment arrive-t-on à se remotiver, pour repartir au combat ?
La motivation, il faut la trouver dans le plaisir, dans la remise en question aussi. Ce qui est intéressant, c'est de toujours chercher à progresser. Moi, j'essaie encore de m'améliorer. En plus, je n'ai pas tout gagné. Il y a des tournois très prestigieux, le British Open par exemple, que j'ai envie de remporter. Et puis, il y a le sentiment né de la victoire, qui efface toutes les heures d'entraînement.
  
 

Salut framb,

Je tenais juste à effectuer un petit rectificatif quant au reportage de France 4 sur la Finale des Super Series, à savoir que contrairement à ce qui a été écrit, je ne suis pas " l'entraîneur "de Thierry , il a 2 entraîneurs, qui sont Paul Sciberras et Franck Carlino. Thierry est un ami et dès que je peux lui apporter mon soutien au niveau du coaching sur un tournoi, je le fais avec plaisir, d'ailleurs sur le même tournoi, j'ai également coaché Jonathon Power...

Donc je ne m'étais pas installé comme ils disent "entraîneur de Titi". Ce qu'il faut savoir, et ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre, c'est que les joueurs n'ont pas toujours leur entraîneur avec eux, et que le soutien sportif et mental d'une personne proche leur est souvent bénéfique.

Merci de passer ce petit mot afin d'éviter toutes ambiguïtés

                                         David Navarre
Salut framboise,

il y avait, si tu te rappelles, une autre équipe de TV, en plus de celle de Stade 2. C’était celle de France 4, une chaîne câblée gratuite en France. Ils sont restés toute la semaine et le reportage passera dans une émission quotidienne qui s’appelle " Un peu plus près des étoiles".

L’émission sera diffusée du lundi au vendredi sous forme d’épisodes à suivre pendant huit minutes, et le samedi, une émission de 26 mn.

Ils nous ont suivis un peu partout durant la semaine à Londres. Le reportage sera un peu dans la veine de ce que Canal Plus avait fait pour « Les yeux dans les Bleus ».

Je pense que ce ne sera pas mal…

À bientôt

                                        
David Navarre


www.france4.tv

À 20h30, du lundi 29 août au jeudi 1er septembre... Ou en une fois samedi 3 septembre à 20h20

Extrait du site internet de la Réunion Clicanoo....
Un très bel article.... Les larmes du Lincou... Un Grégory prêt à monter tout en haut...  Juin 2005

En direct de la Réunion...

Juin 2005:Thierry Lincou fait un tabac à Royan !
« JOUER SOUS LA TOUR EIFFEL »
L'Equipe.fr, Juin 2005


Thierry Lincou :
La consécration... Rodolphe Gaudin et son équipe nous ont fait un reportage superbe... Un Lincou puissant, plein d'émotion et de force... A voir absolument...

Et pour l'article de l'Huma...

humanite.presse.fr/journal/2005-02-14/2005-02-14-456569

«Je sais gérer mes efforts»

Thierry Lincou s’est adjugé sa huitième couronne nationale, hier à Rennes.

Vous êtes numéro un mondial depuis décembre dernier, de nouveau champion de France depuis hier en battant Renan Lavigne (3 à 1), est-ce une consécration ?

Thierry Lincou. Oui, ce sont des instants uniques dans une carrière. J’ai tellement trimé. Et puis beaucoup de gens me soutiennent et me suivent depuis quinze ans, notamment mes coachs Paul Sciberras et Franck Carlino. C’est un projet mené à bien qui a abouti de la plus belle des manières.

Votre préparation s’écarte des schémas classiques.

Thierry Lincou. Son originalité est qu’elle est basée sur un apport théorique et scientifique. Nous n’avons copié personne. Nous travaillons ce que j’appelle le système. Il convient en effet d’être intégré dans l’entraînement et non pas seulement d’enchaîner des exercices.

Je me suis toujours efforcé de comprendre ce que je faisais et d’aller loin dans la réflexion. Il est indispensable de ne pas tomber dans la répétition ou la redondance. Par ailleurs, la planification est extrêmement précise et fonction des compétitions au programme.

Par exemple, je bosse souvent avec un cardiofréquence-mètre. Je renforce mon mental et ma visualisation en jouant la balle sans la balle. Il s’agit d’exécuter le geste en se représentant le coup frappé. Paul Sciberras est titulaire de trois DEA, de cognition, de biomécanique et de neuropsychologie. Il s’intéresse énormément au traitement des données. La richesse et la variété des trajectoires stimulent la prise d’informations, ce qui permet de dominer la concurrence.

Vous avez en quelque sorte musclé votre cerveau et développé vos sens.

Thierry Lincou. Oui. Je dirais que j’ai réellement appris à connaître mon corps et mes limites via la proprioception. Je sais gérer mes efforts. À partir de là, j’ai un avantage sur mes adversaires. En outre, je parviens à m’adapter très vite à leur jeu en l’analysant avec Franck Carlino. Il arrivait que je perde contre des gars car je ne réussissais pas à décrypter leurs intentions. Maintenant, j’anticipe et je peux les mettre sous pression. Je me suis obligé à vraiment déceler ce que l’autre voulait entreprendre. Je me concentre sur la perception périphérique afin de deviner immédiatement son choix.

La discipline est-elle télégénique ?

Thierry Lincou. Elle l’est. On voit la balle impeccablement quel que soit l’angle où l’on se place. Le problème, c’est que les chaînes ne se penchent pas assez sur la question. Il y a déjà eu des pourparlers avec Eurosport et Sport Plus. Le produit existe. Il faut simplement un financement derrière.

La fédération n’a que vingt-cinq ans d’ancienneté. Nous sommes dans une phase de promotion et de construction. Notre sport n’appartient pas à notre culture contrairement à ce qui se passe en Angleterre où il y a trois millions d’adeptes.

Vivez-vous de votre talent sur le court ?

Thierry Lincou. Oui, comme ceux qui sont dans le top 20. Je suis professionnel. Je touche des gains en tournoi, des primes de mes sponsors et de mes clubs ainsi qu’une aide fédérale. Je m’en sors correctement. J’ai un salaire de cadre.

Trois Tricolores (Grégory Gaultier no 9, Renan Lavigne no 17 - NDLR) sont dans les vingt premiers du classement PSA. Ce n’est pas un hasard.

Thierry Lincou. Non, d’autant que la relève est assurée. Les équipes de France cadets et juniors sont sur les podiums européens. Il y a eu un sacré boulot d’effectué. Les pôles régionaux sont implantés sur l’ensemble du territoire, sans compter le pôle senior à Aix-en-Provence.

La FFS est jeune. Elle a eu besoin de temps pour se structurer. Aujourd’hui, elle possède le staff et les moyens nécessaires à l’instauration de filières de détection. Elle a une politique de haut niveau puisque 30 % du budget va aux athlètes. Nous sommes sur de bons rails. Il y a à la fois les modèles et une voie tracée.

Entretien réalisé par Alexandre Terrini
  

Voici l’article de l’humanité.

Je ne sais pas si tu peux le diffuser sur ton site, mais il est intéressant !

                     
Patrick Noirot
Un passionné
de Squash:

Patrick Noirot, du Bad's de Lyon, a fait un petit rappel des différents articles parus sur Thierry après sa victoire historique....  http://toutlesquash.free.fr/